Article initialement publié en mai 2017 Un parti-pris pro innovation que l’univers du X a toujours assuré et assumé. “En raison de la très forte demande existant sur le marché et grâce à des consommateurs toujours à la recherche d’expériences plus fortes, l’industrie du porno a réussi à s’imposer comme une force vive impliquée directement dans les succès et les échecs des technologies de la sphère médiatique“, analyse Kate Darling, chercheuse au MIT Media Lab.

Des magazines coquins aux films porno en trois dimensions, l’industrie du X a toujours accompagné très étroitement le développement des nouvelles technologies. “Il y a d’abord eu la révolution de l’accès au contenu, rappelle Thierry Bonnard, directeur de la communication de Jacquie et Michel.

Il y a eu l’avènement du magnétoscope au début des années 90 qui a permis au consommateur de ne plus devoir se rendre honteusement dans les cinémas spécialisés puis une dizaine d’années plus tard, le raz-de-marée Internet où le contenu s’est retrouvé plus facilement accessible.“ “ Il n’y a aucun modèle économique puisque le marché n’existe pas.Ce n’est pas rentable ou tout juste, c’est un pari sur l’avenir :la constitution d’un catalogue au cas où la réalité virtuelle exploserait d’ici trois ou quatre ans “ Thierry Bonnard, directeur de la communication de Jacquie et Michel La 3D avait déjà connu les mêmes tourments : malgré des investissements colossaux, la technologie n’a pas décollé. En cause : un matériel qui a peiné à se démocratiser et la nécessité de porter des lunettes qui posaient une barrière physique à l’expérience.

Les producteurs, refroidis par les réticences du public, se sont laissés gagner par le pessimisme des spectateurs, ce qui a d’autant plus affaibli l’offre et freiné la demande. Et la réalité virtuelle pose la question du financement de l’innovation.

“Le plus gros problème avec la RV, c’est le coût de production d’une vidéo, révèle Thierry Bonnard. C’est cinq fois plus cher que la normale pour une clientèle qui n’existe pas encore.” Et même si Grégory Dorcel affirme que le montant des investissements n’est pas un problème si la technologie présente de vrais avantages pour l’utilisateur, les studios de production de films pornographiques sont dépendants des partenaires auprès de qui ils exploitent la technologie. Read more from maddyness.com…

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